« Le plaisir de toucher et d’être touché »

Il fut un temps, pas si lointain, où les humains vivaient en harmonie avec la Nature. Enfants de la Grande Déesse, ils ne possédaient pas la Terre, ils étaient là pour en prendre soin et la faire fleurir. En ces temps-là, nos croyances épousaient notre nature profonde et dirigeaient le cours de nos vies rythmées par les saisons.
Aujourd’hui, pour l’immense majorité, il est bien difficile de s’imaginer vivre dans ce paradis perdu. Une nouvelle couche de croyances a recouvert notre passé d’un voile opaque et nous sommes nombreux à ressentir le conflit permanent qui existe entre notre nature véritable et nos croyances… Un conflit qui s’exprime en maux dans nos corps tendus, tristes, en colère.
Prenons le corps et la sexualité. Avant l’invention du « péché originel » et de ses nombreux dérivés (« seulement pour faire des enfants », « c’est sale et honteux », « le devoir conjugal », etc.) et bien les élans naturels étaient là pour être vécus et non pas réprimés. Notre désir de nous relier, de toucher et d’être touché était naturel et valorisé, en accords avec la Nature.
Aujourd’hui, après toutes ces années à vivre avec ces nouvelles idées le constat est assez désolant. L’humanité semble déconnectée d’elle-même et de la Nature. Les hommes et les femmes – pourtant faits pour se compléter parfaitement – se cherchent sans se trouver et peinent à sortir de cette relation dominant-dominé produite par les nombreux dogmes qui nous ont été présentés comme autant de « vérités ».
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Par bonheur, enfouie sous le voile, notre nature véritable est toujours là pour nous guider. Belle et farouche, fière et indomptable, elle attend son heure pour rejaillir en pleine lumière et nous montrer la voie. Personnellement je pense que nous sommes des êtres incarnés faits pour vivre blottis les uns contre les autres – reliés par le corps et le cœur – et non pas des travailleurs qui se sacrifient pour rejoindre à leur mort un paradis-à-croire.
Je vous encourage donc à remettre en question vos croyances et surtout à redécouvrir le plaisir de toucher et d’être touché, ici et maintenant. Chemin faisant vous goûterez sans doute le plaisir intense d’être touché par une main qui vient révéler, qui vient offrir, et non pas prendre. Vous découvrirez l’euphorie joyeuse de toucher pour donner, pour offrir à l’autre ce délicieux contact avec lui-même… dont nous avons si faim.                           Jean-Philippe Ruette
Le "toucher-massage" | Annabel, Salon de massage et gîte coocooning à Morestel